La pharmacie dans mon jardin – Janvier

La pharmacie dans mon jardin – Janvier - 8 février 2017

L’échinacée, la puissance en toute splendeur

Janvier = Échinacée 2

 
 
Ah janvier… quel mois d’ennui pour les jardiniers! D’abord parce qu’il n’y a pas grand-chose à faire et ensuite parce que la nostalgie de notre jardin nous envahit. Il est encore trop tôt pour penser aux semis, alors on pense à nos vivaces; Sont-elles bien à l’abri des grands froids? Auront-elles gagnées en vigueur après la saison difficile? Qui va survivre et qui va succomber? Il y en a au moins une qui sera toujours une valeur sûre : l’échinacée.
 
 
 
 
Cette vivace indigène de l’Amérique du Nord est une incontournable au jardin pour bien des raisons. D’abord, d’un point de vue ornementale, ses fleurs, au charme à la fois articulé et simple, persistent au jardin de fin juillet à octobre sans faire de caprices; l’échinacée est une plante très facile de culture. Tolérante à la sécheresse, elle se contente d’un sol ordinaire, mais réclame par contre une exposition plein soleil. Dans ces conditions, elle s’épanouira d’année en année dans le jardin, produisant des petits plants d’une nouvelle génération qui succéderont aux plants plus âgés. Car non seulement l’échinacée est une vivace très intéressante pour le jardinier, sa réputation la précède dans le domaine de l’herboristerie, et les vieux plants sont prisés pour cette pratique.

L’échinacée est utilisé depuis toujours par les Amérindiens pour traiter divers maux allant de la grippe à la rage de dent en passant même par les morsures de serpents ou d’araignées vénéneuses. Elle agit principalement sur le système immunitaire en multipliant le nombre de globules blancs en circulation dans l’organisme et en les rendant plus vorace face aux infections, particulièrement sur celles s’attaquant aux voies respiratoires.

La partie utilisée en herboristerie est celle où la superbe vivace accumule ses réserves pour l’hiver; la racine. On la transforme en teinture médicinale, soit une extraction des composantes médicinales dans l’alcool. Il faut d’abord récolter les racines d’un plant ayant au moins 2-3 ans d’âge, à l’automne, lorsque la partie aérienne de la plante a perdu tout intérêt ornemental. Les racines d’un plant plus jeune seront petites et quasi inefficace. Mieux vaut s’armer de patience et laisser le plant murir. De toute façon, la patience est une vertu inévitablement requise pour tout jardinier, qu’on le veuille ou non, au jardin, janvier c’est un mois pour rêver.
 
 

LACASSE, Odette (1994) Plantes médicinales et aromatiques de nos jardin, Éditions Broquet inc.
MACKAY, Diane (2015) Repéré à : http://www.covivia.com/index.php?vMenu=31_90_89&vOptions=articles_16_639
BERNARD, Christophe (2015) Repéré à : https://www.altheaprovence.com/blog/echinacee-amie-americaine/
BERNARD, Christophe (2012) Repéré à : https://www.altheaprovence.com/blog/systeme-immunitaire-echinacee/